Quelques textes de sagesse amérindienne


L’ ENSEIGNEMENT DES HOPIS

Aux Temps Anciens, WAKA TANKA, le Grand Esprit, a réuni les quatres races de l’humanité.

Aux hommes Blancs, il a donné le Feu à garder
Aux hommes Jaunes, il a donné l’Air à garder
Aux hommes Noirs, il a donné l’ Eau
Aux hommes Rouges, il a donné la Terre

Aujourd’hui, qu’en ont-ils fait ?

L’Homme Blanc a crée la lumière électrique, le laser mais aussi la bombe atomique
L’Homme Jaune maîtrise les techniques de la respiration qui aident à la méditation, mais l'air est pollué et à Tokyo, on est obligé de porter des masques pour se protéger de la pollution
L’Homme Noir, qu’a-t-il fait de l’eau pour en manquer autant en Afrique ?
Seul l’Homme Rouge a conservé au mieux qu’il a pu la Terre qu’il a reçu en garde

Quand l’Homme Blanc est arrivé sur les Terres Indiennes, il a demandé à l’Homme Rouge de lui acheter ses terres .
Celui-ci lui ayant répondu : «Je ne peux te vendre la terre car elle ne m’appartient pas, je n’en suis que le Gardien . Nous ne sommes pas propriétaires de la Terre, nous en sommes les dépositaires pour nos enfants.»

Alors, l’Homme Blanc a répondu :
« Si elle ne t’appartient pas, alors je la prends »

La Terre porte en elle les quatre couleurs de la peau des Hommes, à certains endroits elle est rouge, à d’autres, blanche, noire ou jaune.
Les océans séparent les continents , mais ils sont de toutes façons liés à la Terre en dessous de l’eau.
Pourquoi les continents se déchirent-ils alors qu’ils font partie de la même Terre ?

Tel est l’Enseignement des Anciens
Megwesh, Plume d'Aigle Blanc







NOUS FAISONS PARTIE DE LA TERRE

Les morts des blancs oublient le pays de leur naissance quand ils s'en vont pour cheminer sous les étoiles.
Nos morts n'oublient jamais cette terre merveilleuse, car elle est la mère des Indiens.
Nous faisons partie de la terre et elle fait partie de nous.
Les fleurs odorantes sont nos soeurs, les chevreuils, le cheval, le grand aigle sont nos frères.

Seattle (chef des Dwamish)
LA LUTTE

Un vieil indien Cherokee initiait ainsi son petit fils à propos de la vie :
"Une lutte est en cours à l'intérieur de moi", disait il à l'enfant.

"C'est une lutte terrible entre deux loups.
L'un est pleins d'envies, de colère, d'avarice, de jalousie, d'arrogance, de ressentiment, de possessivité, de mensonge, de supériorité, de fausse fierté.

L'autre est bon, il est paisible, heureux, serein, humble, généreux, vrai et remplis de compassion.
Cette lutte à aussi lieu en toi, mon enfant, en chaque personne."

Le petit-fils réfléchit un instant et interrogea son grand-père :
"Lequel de ces deux loups va gagner la lutte ?"

Le vieil Indien répondit simplement :
"Celui que tu nourris".


«ARRÊTE, TU ME FAIS MAL»

Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours.
Lorsque nous Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous.
Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.
L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout.
L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite.
L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres.
Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout.
Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ».
Mais l'homme blanc n'y fait pas attention.
Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu...
Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc ?
Partout où il la touche, il y laisse une plaie.

Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)


AMOUR, COMPASSION, HONNEUR

Grand Père, Regarde comme nous sommes fragiles
Nous savons que dans toute la création
Seule la famille des hommes s'est écartée du chemin sacré.
Nous savons encore que nous sommes divisés et
Nous savons que nous devons nous rassembler
Pour avancer dans le chemin sacré
Grand Père, Très Saint, Apprends-nous l'amour, la compassion, l'honneur
Pour que nous puissions guérir la terre
Et nous guérir mutuellement